
Gravimètre à
supraconductivité
Voici quarante années
que l’ingénieur Johnny Flick et le professeur Paul Melchior de
l’Observatoire royal de Belgique installaient un premier gravimètre
dans les casemates du Saint-Esprit (Kano’nenhiwel) de la Ville
de Luxembourg. Ce fut le début d’une longue aventure qui, d’une
collaboration scientifique exemplaire, engendra de multiples et
importants résultats dans le domaine des marées terrestres.
Le Laboratoire
souterrain de géodynamique, installé dans une mine désaffectée de
gypse à Walferdange, géré par les scientifiques du Centre européen
de géodynamique et de séismologie, est devenu, grâce au soutien indéfectible
de la ministre, un des fleurons de la recherche au Grand-Duché de
Luxembourg. Son objectif principal est le développement de la coopération
européenne au niveau de la recherche scientifique en géodynamique et
en séismologie, appliquée à la prévention des catastrophes
naturelles. Depuis sa création, son rayonnement international n’a
jamais faibli.
Dans le cadre de la
Convention de recherche Gravilux conclue entre le Centre européen de géodynamique
et de séismologie, le Musée national d’histoire naturelle,
l’Institut supérieur de technologie et l’Administration du cadastre
et de la topographie, le Laboratoire souterrain de géodynamique s’est
vu doter de deux nouvelles salles équipées d’un gravimètre absolu
et d’un gravimètre à supraconductivité. Ces deux instruments de
haute technologie permettent au Grand-Duché de rester à la pointe de
la recherche dans ce domaine. Le laboratoire souterrain à Walferdange
est en passe de devenir la station de référence mondiale en gravimétrie
de précision.
Cette infrastructure
de premier ordre est mise à profit dans de nombreux domaines de
recherche: changement climatique, géodynamique, volcanologie et métrologie.