Le Train Moyen Belval
Le 27 septembre dernier, Arcelor
Aciers Longs Carbone a officiellement inauguré le Train Moyen
Belval (TMB). Cette installation à la pointe du progrès des
techniques de laminage représente l’un des deux
investissements industriels majeurs décidés par Arcelor depuis
sa création en 2002, l’autre étant dédié aux aciers
inoxydables à Charleroi. Le nouveau train a une capacité
annuelle de 800,000 tonnes. Il se concentre sur la production de
poutrelles légères et moyennes, fers U et cornières, y
compris dans les dimensions britanniques et américaines.
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Avec ses quelque 200 collaborateurs, le TMB représente un
investissement supérieur à € 170 millions. Cet investissement est
considéré comme une étape supplémentaire pour améliorer la compétitivité
des produits longs au Luxembourg, une première phase décisive ayant été
le passage à la filière électrique qui s’est terminé en 1997.
L’investissement dans le nouveau train a été nécessaire pour
combler des retards en termes de performances techniques et de compétitivité.
Il résulte dans la spécialisation de chacun des laminoirs des sites
d’Arcelor Aciers Longs Carbone au Luxembourg et dote l’usine de
Belval des installations nécessaires pour concentrer la production des
petits et moyens profilés répartie auparavant sur plusieurs autres
trains de laminage.
Après deux années de construction, le TMB a réalisé ses
premiers essais à chaud en décembre 2004. Le démarrage industriel des
installations sur deux postes remonte à début février 2005. Depuis le
21 mars, le TMB tourne sur trois postes. Un important flux de personnel
a accompagné sa mise en service : ses collaborateurs, issus de
divers services de ProfilARBED, du Laminoir de Dudelange et de la STUL,
ont assisté à quelque 20 000 heures de formation les préparant
à leurs nouveaux postes de travail.
Le train est construit dans le prolongement de la coulée
continue, à laquelle il est directement relié par un train de
rouleaux. Ceci permet un enfournement direct des demi-produits provenant
de la coulée continue, ce à une température de l’ordre de 500°C,
d’où une substantielle économie d’énergie et par là même une réduction
des émissions de CO2. Les demi-produits sont réchauffés à
environ 1 220°C dans un four alimenté au gaz naturel. Le four de
réchauffage est conçu selon une technologie qui génère des économies
d’énergie majeures, et les brûleurs du type low-NOx permettent une réduction
optimale des émissions d’oxyde d’azote.
Le laminage commence au break-down ou dégrossisseur, se
poursuit aux cages tandem (deux cages universelles et un refouleur) et
se termine à la cage finisseuse. Le produit fini, qui peut atteindre
106 m de longueur, arrive au lit de refroidissement où sa température
est réduite à environ 80°C. La dresseuse à galets lui assure ensuite
une rectitude parfaite.
Le laminage s’effectue par montages, c'est-à-dire par
profils. Avant de pouvoir passer au prochain profil, tous les cylindres
des cinq cages de laminage et les galets de la dresseuse sont échangés.
Cette opération est largement automatisée et réalisable endéans
vingt minutes.
Plusieurs barres sont rassemblées en nappes avant d'être
introduites aux deux scies à froid. Ici, une partie importante de
l’investissement a été consacrée à la prévention d’émissions
de bruits : conception des halles, isolations phoniques, structure
appropriée, silencieux installés sur toutes les ouvertures et équipements
d'insonorisation supplémentaires de chaque scie assurent la protection
aussi bien des collaborateurs que des riverains.